Bande de blaireaux ...

25 Février 2017 , Rédigé par New Dawn

Bande de blaireaux ...

Ce matin , je suis encore remontée comme un coucou suisse... vous me direz que ce n'est pas fait pour me déplaire puisque cela alimente mon petit blog que j'ai été dernièrement obligée de modifier en  expliquant qu'il n'était que politiquement caricatural...

Alors , ceci étant dit , j'ai appris que pour complaire à une communauté dont l'intolérance frise à l'hystérie et se ménager les voix électorales d'iceux qui la composent , il avait été décidé d'enlever le crucifix d'un hosto , qui y résidait depuis toujours , mais qui , subitement , devenait intolérable à voir trôner les bras en croix , nu et offert à la souffrance de la chair blessée ... Ne doutons pas un seul instant que nos scientifiques qui sévissent et opèrent dans ce genre d'établissement ont été soulagés de se débarrasser de cette présence symbolique du corps en déchirure ...

Bien que laïcarde convaincue , je demeure persuadée que ce corps molesté y avait sa place , comme d'ailleurs toutes les manifestations ostentatoires des autres religions ... Cela vous choque ? Permettez-moi de vous expliquer les cheminements tordus de ma pensée ... D'abord , il y a des hôpitaux publics  et des cliniques privées qui durent leur existence à de généreux et riches donateurs qui en firent profiter leur ville ... C'est ce qui arriva au frère aîné de mon grand père qui , après avoir ouvert des routes en Afrique noire pour désenclaver la population vint s'installer à Marseille sur ses vieux jours et y fit bâtir une clinique à laquelle il donna le nom de son saint Patron  et dans laquelle , toute chambre avait son crucifix  , libre à ses occupants de le faire décrocher du mur si l'objet choquait leurs convictions ... 

Les hôpitaux publics qui se sentent dépositaires d'une neutralité scientifique que je comprends et j'approuve  doivent cependant se souvenir que dans leurs établissements , on y souffre toujours et on y meurt parfois ... et que les corps meurtris dans leur chair et dans leur âme éprouvent souvent le besoin de se raccrocher à une spiritualité qui les transcende ... Perso , chaque fois que je m'y suis trouvée , j'attendais le chant des oiseaux qui filtrait par ma fenêtre ouverte sur le parc pour me persuader que je n'étais pas un simple morceau de barbaque mais une créature de Dieu qui m'aimait comme il aimait sa création ... 

Petite anecdote , j'ai été opérée de l'appendicite assez tard , mais le chirurgien qui n'avait guère plus que mon âge , m'a assénée un claque sur les fesses pour m'encourager lorsque je partais nue et douchée pour la salle d'opération ... Une tentation transgressive , sans doute ... mais ses  mains étaient froides et glacées , j'ai compris à ce contact que j'étais peut-être la première à être exécutée par ses soins et j'ai eu de la compassion pour lui ... Il est devenu depuis un grand manitou du scalpel ... Ouf , j'ai eu chaud mes lapins ... il est maintenant chirurgien esthéticien tant il a des doigts de fée ... et vous perdriez votre temps à chercher un quelconque stigmate de son intervention sur mon ventre... c'est beau la science invisible  ! ... Toujours regarder les doigts de celui qui va vous opérer ... s'ils sont gros et  boudinés  , prétextez une migraine et rentrez chez vous  , votre petit corps de rêve va être mutilé par le passage de ses grosses papattes ... Que Dieu nous garde de la science médicale !

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