J'ai rêvé d'une gare ...

11 Juillet 2017 , Rédigé par New Dawn

J'ai rêvé d'une gare ...

Plus loin que les gares , le soir

 

L'ombre s'installe , avec brutalité ;

Mais les ciseaux de la lumière,

Au long des quais , coupent l'obscurité

A coups menus de réverbère en réverbère 

°°°°°°

La gare immense et ses vitraux larges et droits

Brillent comme une châsse en la nuit sourde,

Tandis que les voiles de suie et d'ombre lourde ,

Choient sur les murs trapus et les hautains beffrois.

°°°°°°

Et le lent défilé des trains funèbres

Commence avec leurs bruits de gonds

Et l'entrechoquement brutal de leurs wagons,

Disparaissent , tels des cercueils vers les ténèbres.

°°°°°°

Des cris ! et parfois de tragiques signaux,

Par-dessus les adieux et les gestes des foules.

Puis un départ , puis un arrêt , et le train roule

Et roule avec des bruits de lime et de marteaux .

°°°°°°

La campagne sournoise et la forêt sauvage

L'absorbent tour à tour en leur nocturne effroi ;

Et c'est le mont énorme et le tunnel étroit 

Et la mer tout entière au bout du long voyage ...

°°°°°°

A l'aube apparaissent les bricks légers et clairs

Avec leur charge d'ambre et de minerai rose

Et le vol bigarré des pavillons dans l'air

Et les agrès mentis où des aras se posent.

°°°°°°

Et les focs roux et les poupes couleurs safran,

Et les câbles tordus et les quilles barbares,

Et les sabords lustrés cuivre et de guitran

Et les mâts verts et bleus des Îles Baléares .

°°°°°°

Et les marins venus on ne sait d'où là-bas

Par au-delà des mers de fastes et de victoires

Avec leurs chants si doux et leurs gestes si las

Et des dragons sculptés sur leur étrave noire .

°°°°°°

Tout le rêve debout comme une armée attend:

Et les longs flots du port pareils à des guirlandes

Se déroulent au long des vieux bateaux , partant

Vers quelle ardente et blanche et divine Finlande

°°°°°°

Et tout s'oublie , et les tunnels et les wagons

Et les gares de suie et de charbon  couvertes

Devant l'appel fiévreux et fou des horizons

Et les portes du monde en plein soleil ouvertes .

Emile Verhaeren

 

Ce poème est un peu long , certes , mais c'était mon petit pied de nez à notre Résident de la République ....Moi , j'aime bien les gares  , ou tu quittes un endroit chaleureux pour un ailleurs fait d'espérances et d'aventures ou , tel Ulysse , tu reviens dans tes pénates , comme l'enfant prodigue , et tu sais que ton père va tuer le veau gras pour t'y recevoir ... En fait , depuis sa petite phrase sur les gens qu'il pouvait croiser dans les gares ,  je le plains ... J'ai d'abord pensé que c'était un jeune manipulé par une vieille  , mais j'ai finalement réalisé que c'était un vieux dans un corps de jeune  ... Quelle imposture ... Ce type a des préjugés qui datent de Zola sur le milieu ouvrier , illettré , alcoolique , n'a pas d'amis juste des serviteurs  , sinon pourquoi irait-il chercher à recevoir ceux qu'il a combattus comme Sarko  pour ne pas bouffer seul , avec mémère , sa soupe froide ... commence à craindre les médias qui l'ont porté au pouvoir , a épousé une femme de l'âge de sa mère mais entend faire suer le burnous aux vieux qu'il déteste  en  taxant jusqu'à plus soif leur maigre retraite , critique Trump mais court derrière son cul comme un larbin pour être pris en photo à ses côtés ... Il y a quelque chose de pourri dans sa tête et il commence vraiment à me faire peur ... Son galimatias obscur est davantage fait pour l'abuser que pour nous abuser ? Avec lui , Paris est devenu la ville dont le prince est un enfant ... Tout y est dans cette oeuvre de Montherlant dont le titre est inspiré d'un verset de L'Ecclésiaste :

"Malheur au pays dont le roi est un enfant et dont les princes ont mangé dès le matin ..."

Tout s'y trouve , de l'éducation chez les Jésuites à l'homosexualité latente ... , le tout teinté  de pédophilie ...

Tout cela pour vous dire , qu'ayant beaucoup utilisé la ligne Paris-Vintimille ,très tôt le lundi  matin pour me rendre à mes cours , je n'y ai jamais rencontré que des Italiens charmants  entourés de leurs bruyants marmots qui , me trouvant  toujours trop maigre et trop blanche , me croyaient malade et sous alimentée ... et voulaient absolument me faire avaler des casse-croûtes   monstrueux concoctés par la Mamma à base  de pâté , de coppa  et de mozzarella qu'ils agitaient sous mon nez pour m'en faire apprécier toute la saveur ... Amis , je vous aime et vous resterez en mon coeur comme un doux souvenir ! Non , dans les gares , on ne croise pas des gens qui ne sont rien , mais qui sont riches de leur générosité 

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